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Arrak eta garrak: chronique d’une censure

10 Décembre 2011 | Le Journal du Pays Basque

Des pénis. En effet, ce sont les pénis qui sont au centre de l’exposition intitulée Arrak eta garrak, mais, il faut regarder au-delà, cette exposition met en évidence l’homme dans son intimité, l’homme dans toute sa simplicité. L’homme sous le coup d’une émotion. Pourtant, une partie de la clientèle n’a rien vu d’autre que l’omniprésence de ces pénis et a eu pour conséquence le retrait de l’exposition, prévue pour un mois.

Qu’est-ce qui est à l’origine de cette discorde? Qu’est qui peut, au XXIe siècle, entraîner le retrait d’une exposition? Comment comprendre une telle réaction alors même que nous approuvons les images violentes, crues, pornographiques que nous consommons à la télévision? Que ces images ne nous choquent plus. La télévision n’hésite pas à nous diffuser les images des bombardements en Libye, nous parler de meurtres, assassinats, génocide, la violence de la catastrophe écologique de Fukushima, ou encore des films et téléfilms où la violence est de mise. Nous sommes confrontés quotidiennement à la télé, au cinéma, dans la presse écrite, à la radio, dans la littérature à des sujets qui nous agressent, qui nous renvoient une image crue de la réalité. Mais nous les regardons, nous les admettons. Même certains dessins animés qui s’adressent aux enfants sont porteurs de violence, et parfois d’un certain érotisme, mais nous ne les censurons pas.

Et si ça avait été des femmes? Les réactions auraient-elles été aussi violentes? Il est vrai que le sexe féminin est moins apparent. Mais pas seulement. Des images de femmes nues ont traversé les siècles, elles ont été peintes, diffusées en toute normalité dans l’art, la publicité… Le corps féminin, la femme sert encore à vendre tout et n’importe quoi, la femme est devenue une femme-objet. Dans notre société moderne, le sexe reste un sujet tabou. En fait, plus que les pénis, ce sont les situations où les pénis sont représentés en érection qui ont perturbé. En effet, une femme qui a un orgasme, ça se voit moins, du moins physiquement, et cela semble plus acceptable. Si l’artiste avait représenté des femmes nues, il aurait certainement obtenu un accord tacite de la part du public.

Mais non, ces pénis mis en évidence, si crus, si tabous, ces érections ont choqué. L’artiste déclarait lui-même que le but poursuivi par cette exposition était d’essayer de contribuer à révolutionner l’art, de faire naître des émotions au public, de les faire émerger, de toucher le public, l’attirer, le faire sourire, ou tout son contraire. L’artiste a ajouté qu’il souhaitait par cette exposition affronter le puritanisme et le conservatisme, et lancer un appel en faveur de la liberté et du plaisir.

Défi relevé, on aime ou on n’aime, et c’est notre droit. Eprouver des émotions différentes et avoir des goûts différents face à la proposition d’un artiste, et le fait de ne pas aimer voir des hommes nus, ou de trouver ces peintures répugnantes appartient à chacun. Au final, créer une réaction indique que l’artiste est parvenu à créer des émotions, favorables ou défavorables, mais il a atteint son objectif. L’art est subjectif, certes, mais le fait de ne pas aimer un tableau, de le vivre comme une provocation, d’être choqué ne devrait pas amener le retrait de ces peintures. Il en va du respect que nous devons à l’artiste. Comme le disait Picasso, "l’art n’est pas chaste, s’il devient chaste, alors ce n’est plus de l’art".

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Ttok:%20artistentzat%20erakusleiho%20berri%20bat%20Uztaritzen

Ttok: artistentzat erakusleiho berri bat Uztaritzen

13 Novembre 2019 | Gure Irratia

Erakusketa gela berri bat bada Uztaritzen (Labourd jatetxearen ondoan), Ttok deitzen dena.
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Yves Matxikote ou l’art vu en rose

10 Novembre 2014 | Sud-Ouest

Yves Matxikote, dont le nom de créateur est "iF", était l’un des quatre invités de l’exposition nommée "GazteKaitza" et organisée par l’association Itzal Aktiboa à la prison des Évêques de Donibane Garazi jusqu’au 1er novembre. Il présentait là sa série d’acryliques sur bois, baptisée en basque "Isilduak" (soit, en français, "ceux que l’on tait").
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ZAZPI emankizuna

18 Juin 2012 | Kanaldude

Rencontre avec If Matxikote, artiste peintre d'Ustaritz. Émission de juin 2012
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Sexualitate askearen aldarria atzematen da ene margolanetan

16 Décembre 2011 | Ipar Euskal Herriko Hitza

If Matxikote 1977ko abenduaren 2an sortu zen, Uztaritzen. 2009an hasi zen margotzen, eta geroztik bi erakusketa sorta antolatu ditu, Inkontzientearen adierazpena eta Arrak eta garrak izenekoak. Azaro bukaeran ikusgai ezarri zuen Baionako Kalostrape ostatuan; baina bezero batzuen presioen ondorioz, erakusketa kendu eta Uztaritzeko Ttirrita ostatura eraman du.Gizon biluziek eragin dute, omen, bezero batzuen jazarpena.
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Les%20males%20fantasmes%20dYves%20Matxikote%20contraints%20a%20se%20retirer

Les mâles fantasmés d’Yves Matxikote contraints à se retirer

9 Décembre 2011 | Le Journal du Pays Basque

L’exposition d’Yves Matxikote, dit iF, au Kalostrape aura résisté une semaine à la censure. Son travail Arrak eta garrak, traduisez "Mâles et fantasmes", a affronté la pudibonderie, mais a perdu. "Cette bataille, mais pas la guerre", précise l’artiste. La pomme de la discorde, les tableaux de l’artiste mettant en scène des hommes "sous le coup de l’émotion", comme il le dit lui-même, autrement dit en érection ou au repos. Certains clients du restaurant auraient refusé de manger sous un de ses tableaux, voire auraient quitté le Kalostrape.
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iF artista lapurtarraren lanak, Zelai Arizti Kultur Etxeko erakustokian

27 Septembre 2011 | Goierriko Hitza

Erretzailea, akrilikoa oihal gainean Yves Matxikote iF ezizena erabiltzen duen artistaren margolanak ikusgai jarriko dituzte ostiraletik aurrera, Zelai Arizti Kultur Etxeko areto nagusian. Zumarragara ekarriko dituen lanak hiru motatakoak iza...
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