Isilduak

2012 > 2019

Avec Isilduak (Ceux que l'on tait), s'initie une nouvelle technique d'épanchement d’acrylique sur bois, isurketa, par lequel la liberté est artistiquement et ironiquement contrainte - jusqu’à la controverse. La dilection fait place à la dénonciation, le désir au dissentiment. Les stylèmes reversent leur intention, le corps fluent, démembré, imparfait et drôle, arrêté à la rêve, a une justification satirique. La série quémande une identification face à une violence anonyme, elle trouve l'absurde: l'existence est brimée, la tendresse est une autre blessure, demeure la peinture en hurlement silencieux des paroles muselées.

Hirisilduak

Hirisilduak

2018 > 2019

De l’apologie des amours et corps interdits (Arrak eta garrak, 2011) il nous emmène vers la contestation d’un Monde qui se dit Libre alors que son économie est basée sur la guerre et sur la négation des droits fondamentaux (Isilduak 2012). Ainsi la condition humaine est exposée sans détours via des corps immobilisés par des liens invisibles.

Mais les dernières Isilduak laissent apparaitre une touche d’espoir. La couleur revient en force et avec elle, le mouvement. Toutes ne sont pas prêtes à accepter cette condition d’otage.

Et c’est au tour d’Hirisilduak de prendre le relais d’Isilduak et de ramener le sujet universel à la lecture d’un exemple concret: l’organisation territoriale, l’urbanisme. Un Monde. Non. Deux Mondes apparaissent devant nos yeux. L’un en contradiction avec l’autre. La ville condensée (maisons en continu, services de proximité, lien social, économie locale) d’une part et la ville fonctionnelle (individualisme, cité dortoir et voies sans issue, apparence et propriété privée, élitisme, stérilisation de l’environnement) d’autre part. C’est la seconde qui nous est imposée de façon généralisée et avec force, la première étant considérée anachronique. Les liens sociaux sont remplacés par l’individualisme et ses liens, ses chaines. Chaque maison individuelle, avec son jardinet tout autour devient une petite prison, autant pour ceux/celles qui y vivent que pour ceux/celles qui circulent à l’extérieur. Prisonnier.e.s dans une supposée liberté…

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Arrak eta Garrak

2011

Mâles et Fantasmes. Série par laquelle le scandale des censures arrive. Salvation solitaire, déclaration de désir à l’amant emprisonné: les formes rétives prennent corps - viriles, turgescents, incendiaires, prométhéens. Si Inkontzientearen adierazpenak fait l’éloge du surgissement par la couleur qui imagine sa forme, Arrak eta Garrak fait l’éloge de la chair par la critique du sens charnel qui fabule son pigment. Critique militante, critique désireuse, et la jubilation de son reflux.

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Inkontzientearen adierazpenak

2010

Expressions de l’inconscient. Série de grandes acryliques au semi-figuratif bistable, pulsatile et bigarré. Tout est là déjà, dans l’approche du monde qui fait surface: le coloris vif et quasi primal, le dessin illustratif qui sait l’extravagance des formes, l’accord du tout ensemble lorsque la fausse impression n’identifie pas une dysharmonie révoltée sur elle-même, impérative et lumineuse. Le sujet politique, poétique, amoureux, quotidien est disparate - seule son apparition importe, seul l’écart de jointure ambitionne.

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